samedi, juin 18, 2011

LAMM 2011

Les marathons urbains ne vous satisfont plus? Si vous avez la couenne dure, vous êtes peut-être dus pour un marathon alpin. Hugues et Martin ont tenté l'expérience la semaine dernière au Lowe Alpine Mountain Marathon (LAMM), qui avait lieu dans les Highlands, en Écosse. Ce n'est pas un marathon proprement dit : la distance varie selon la capacité des équipes à bien naviguer sur le terrain. Mais l'usage du mot "marathon" est tout à fait approprié. "Marathon" comme dans "les jambes vont en travailler un coup".

Première surprise à notre arrivée au camp de base: la moyenne d'âge était pas mal plus élevée que dans les événements sportifs auxquels ont est habitués de participer. Nos deux gars faisaient certainement partie des plus jeunes. J'ai même vu deux madames aux cheveux blancs et en excellente forme qui devaient avoir autour de 80 ans. Comme quoi l'endurance se développe avec l'âge.

Le principe est simple. Quelques minutes avant le départ, les participants reçoivent une carte topographique du secteur à couvrir. L'objectif est de passer par tous les points marqués sur la carte. Il faut aussi maîtriser l'art de voyager léger. L'événement dure deux jours et il faut traîner l'équipement de survie nécessaire - y compris une tente et un sac de couchage. Les gars ont passé une demi-journée à préparer leur mini-sac et à calculer le ratio calories/poids de chaque aliment qu'ils emporteraient. C'était sérieux.

Jour 1, frais et dispos

Ça s'est bien passé, mis à part quelques crampes et une couple de brûlures dues au frottement des vêtements sur la peau... à des endroits sensibles où on pourrait s'en passer... Ils ont quand même franchi le fil d'arrivée avec le sourire.

En attendant qu'ils reviennent, je me suis rendue au sommet de mon premier Munro avec Erica. En Écosse, tous les sommets de plus de 3000 pieds (914,4 mètres exactement!) s'appellent Munro, en l'honneur de Sir Hugh Munro, qui a publié la première liste de ce type de sommets en 1891. On a choisi Beinn Dearg, qu'on peut atteindre en suivant la rivière Lael jusqu'à sa source. On a vu quelques chevreuils, des crapauds, un lézard et un superbe lagopède alpin (rock ptarmigan) au chant un peu étonnant. Je vous laisser juger.

Au pied de Beinn Daerg, vue sur la côte ouest et sur le chemin parcouru en matinée

Le climat de la côte écossaise est assez brutal. Les nuages se déplacent à une vitesse folle et le ciel est en constante mutation. Ne prenez jamais le soleil pour acquis... Chanceuses comme personne, on a eu le temps de se rendre au sommet et d'en redescendre sans se faire mouiller, mais le spectacle était fascinant. On a littéralement regardé une averse passer à 500 mètres de nous. On a goûté à une bonne douche sur le chemin du retour, mais l'important, c'était d'avoir atteint l'objectif avant que ça tombe. Apparemment, certains coureurs ont reçu de la grêle cette journée-là, alors on n'était pas à plaindre.

Done!

Levez le bras pour toucher aux nuages...

Ullapool, petite ville portuaire au pied des Munros

1 commentaires:

Alastair a dit…

congratulations!